Heureusement la chronique est tenue par une femme, qu'on peut un peu plus difficilement accabler de tous les travers qui se lancent... à travers comme à tort, ces derniers temps.
Triste Tristane... On n'en a pas fini.
vendredi 3 juin 2011
mercredi 1 juin 2011
Les vrais sujets
La presse, prompte à traiter de populistes les uns et les autres, ferait bien de cesser d'aller dans le sens du vent, qui souffle dans les tunnels souterrains et les égouts ces temps-ci.
Il existe des sujets pour lesquels il faudrait vraiment se mobiliser.
Il existe des sujets pour lesquels il faudrait vraiment se mobiliser.
mardi 31 mai 2011
Ils savent harceler sans dépasser la limite légale.
http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/05/30/halte-aux-methodes-du-neomanagement_1529444_3232.html
Et tant pis si l'avis d'un psychanalyste - lacanien de surcroît - est toujours aussi suspect.
Et tant pis si l'avis d'un psychanalyste - lacanien de surcroît - est toujours aussi suspect.
Violences institutionnelles : images des pouvoirs
Non au choc des photos (31/05/2011)
Comme cela me soulage, de lire cet article. Ces galeries monstrueuses ne servent qu'à donner bonne conscience aux principaux acteurs de la prétendue lutte anti-tabac.
Ma colère est encore plus grande quand il s'agit des clips de prévention routière : ils ont le pouvoir de me donner le frisson et de me nouer la gorge pour longtemps, alors que les vrais chauffards s'en moquent très certainement.
Assez de ces mesures qui n'ébranlent que les braves gens, et laissent les voyous prospérer.
Entendons-nous bien : je ne considère pas les fumeurs comme des voyous, je suis moi-même ancienne fumeuse et je peux témoigner de l'impact nullissime des inscriptions et des images monstrueuses. Cela dit j'approuve totalement l'interdiction de toute publicité directe ou indirecte (la plus pernicieuse et la plus efficace). Pas au point d'effacer la pipe de M. Hulot.
Comme cela me soulage, de lire cet article. Ces galeries monstrueuses ne servent qu'à donner bonne conscience aux principaux acteurs de la prétendue lutte anti-tabac.
Ma colère est encore plus grande quand il s'agit des clips de prévention routière : ils ont le pouvoir de me donner le frisson et de me nouer la gorge pour longtemps, alors que les vrais chauffards s'en moquent très certainement.
Assez de ces mesures qui n'ébranlent que les braves gens, et laissent les voyous prospérer.
Entendons-nous bien : je ne considère pas les fumeurs comme des voyous, je suis moi-même ancienne fumeuse et je peux témoigner de l'impact nullissime des inscriptions et des images monstrueuses. Cela dit j'approuve totalement l'interdiction de toute publicité directe ou indirecte (la plus pernicieuse et la plus efficace). Pas au point d'effacer la pipe de M. Hulot.
lundi 30 mai 2011
dimanche 29 mai 2011
Il y a féminisme et féminisme
Pas drôle de ne retenir de ce mouvement de gratitude qui remonte à l'antiquité (sur ce point au moins l'auteure est honnête), que la photo du Maréchal.
Faut-il donner des arguments fallacieux à tous ces pères négligents et oublieux ? Quelle maman n'est pas touchée par l'hommage ?
Quelle époque.
Vous feriez mieux de lire la chronique de Nancy Huston.
Faut-il donner des arguments fallacieux à tous ces pères négligents et oublieux ? Quelle maman n'est pas touchée par l'hommage ?
Quelle époque.
Vous feriez mieux de lire la chronique de Nancy Huston.
Il y a féminisme et féminisme.
L'un empêche l'autre d'avancer semble-t-il.
L'un empêche l'autre d'avancer semble-t-il.
Faut-il s'étonner dans ce cas que l'on progresse à la manière des écrevisses ?
La "bonne" mauvaise foi
C'est la mauvaise foi de ceux et celles qui ont le pouvoir, à la mode jésuite, à la mode de la bourgeoisie d'antan, quand on peut mentir effrontément parce qu'on sait que ce sera parole contre parole, pouvoir contre pouvoir, et que tout le monde viendra lâchement se ranger sagement du bon côté.
Ainsi certaines virulences féministes ou antiracistes mal fondées, et qui servent bien mal les nobles causes qu'elles prétendent soutenir. Il n'y a qu'à voir comment les journaux de tous bords ont vite fait de condamner des propos dont on a voulu faire croire qu'ils portaient préjudice à toutes les victimes de crimes sexuels.
Et ce maire de Manhattan qui demande à DSK de payer les frais de gestion consécutifs à la publicité planétaire que la police new-yorkaise a fait de cette affaire en l'exhibant comme s'il avait été jugé coupable. Pourquoi dans ce cas ne pas lui reverser les dividendes des bénéfices monstrueux que cet arrangement a généré chez les medias du monde entier ?
C'est cela, la "bonne" mauvaise foi, une mauvaise foi qui a raison de tout et de tous, en dépit du bon sens même.
Ainsi certaines virulences féministes ou antiracistes mal fondées, et qui servent bien mal les nobles causes qu'elles prétendent soutenir. Il n'y a qu'à voir comment les journaux de tous bords ont vite fait de condamner des propos dont on a voulu faire croire qu'ils portaient préjudice à toutes les victimes de crimes sexuels.
Et ce maire de Manhattan qui demande à DSK de payer les frais de gestion consécutifs à la publicité planétaire que la police new-yorkaise a fait de cette affaire en l'exhibant comme s'il avait été jugé coupable. Pourquoi dans ce cas ne pas lui reverser les dividendes des bénéfices monstrueux que cet arrangement a généré chez les medias du monde entier ?
C'est cela, la "bonne" mauvaise foi, une mauvaise foi qui a raison de tout et de tous, en dépit du bon sens même.
samedi 28 mai 2011
Merci
Merci (Nancy Huston, 29/5/2011)
Un texte à sauvegarder... avec les sentiments qui l'animent. Une bouffée d'humanité.
Un texte à sauvegarder... avec les sentiments qui l'animent. Une bouffée d'humanité.
vendredi 27 mai 2011
Violences à l'école ? Circulez...
Peut mieux faire du 26/05/11
L’absence de commentaires sur cette grave question, depuis hier, est impressionnante et affligeante.
Peut-être la pièce annexée est-elle trop volumineuse, et les auteurs du blog auraient dans ce cas mieux fait de la résumer tout en nous laissant par un lien le loisir de la consulter.
Ou alors sidération généralisée, ou consternation devant le premier et unique commentaire ?
L’absence de commentaires sur cette grave question, depuis hier, est impressionnante et affligeante.
Peut-être la pièce annexée est-elle trop volumineuse, et les auteurs du blog auraient dans ce cas mieux fait de la résumer tout en nous laissant par un lien le loisir de la consulter.
Ou alors sidération généralisée, ou consternation devant le premier et unique commentaire ?
jeudi 26 mai 2011
Le coeur est toujours un enfant...
Eh oui, il faut le reconnaître, l'amour de la langue française cache la vraie nature de bien des psychorigides, qui ont de surcroît la prétention de s'affirmer comme des êtres sociables tout en manifestant un sectarisme acharné. Et qui vont reprocher aux jeunes d'avoir créé leurs propres signes de reconnaissance par le langage SMS.
En un mot, l'amour excessif de la langue n'est hélas pas le fait des seuls poètes, et peut servir d'alibi à des personnes incapables au contraire de tolérer ce qui ne leur ressemble pas ou ne fait pas partie de leur cercle.
En même temps je m'étonne de m'en émouvoir ou d'en ressentir de la déception, comme si je découvrais cela pour la première fois. On ne vieillit pas, dans le fond, le corps fait semblant, mais le coeur reste enfant.
En un mot, l'amour excessif de la langue n'est hélas pas le fait des seuls poètes, et peut servir d'alibi à des personnes incapables au contraire de tolérer ce qui ne leur ressemble pas ou ne fait pas partie de leur cercle.
En même temps je m'étonne de m'en émouvoir ou d'en ressentir de la déception, comme si je découvrais cela pour la première fois. On ne vieillit pas, dans le fond, le corps fait semblant, mais le coeur reste enfant.
"Aboyer avec les loups"
lemonde.fr/politique/article du 2011/05/26 : UMP et immigration
Je connaissais "hurler avec les loups", cet "aboyer avec les loups" ne me déplaît pas, même si l'approximation n'est pas volontaire. Pour moi elle évoque Victor Hugo, qui finissait par regretter les loups, en contemplant les chiens.
C'est tellement plus facile de se jeter sur des restes, que de chasser par soi-même, en matière de réflexion.
Sur certains blogs, l'absence de discernement de celles et ceux qui se prétendent choqués dès que le moindre doute est instillé dans ce qu'ils croient être leurs convictions, est telle qu'un individu vient de me reprocher violemment de lécher le cul des loups. Ah, vraiment, cela se peut-ce ?
Ces gens-là (d'un côté ou de l'autre) sont incapables de percevoir la moindre nuance. Tout ce qui n'est pas complètement et manifestement interprétable comme leur "bonne cause", ne peut à leurs yeux mériter que la potence. J'apprécie dans ces moments-là d'être tranquillement installée chez moi. On m'aurait depuis longtemps lapidée semble-t-il.
Je connaissais "hurler avec les loups", cet "aboyer avec les loups" ne me déplaît pas, même si l'approximation n'est pas volontaire. Pour moi elle évoque Victor Hugo, qui finissait par regretter les loups, en contemplant les chiens.
C'est tellement plus facile de se jeter sur des restes, que de chasser par soi-même, en matière de réflexion.
Sur certains blogs, l'absence de discernement de celles et ceux qui se prétendent choqués dès que le moindre doute est instillé dans ce qu'ils croient être leurs convictions, est telle qu'un individu vient de me reprocher violemment de lécher le cul des loups. Ah, vraiment, cela se peut-ce ?
Ces gens-là (d'un côté ou de l'autre) sont incapables de percevoir la moindre nuance. Tout ce qui n'est pas complètement et manifestement interprétable comme leur "bonne cause", ne peut à leurs yeux mériter que la potence. J'apprécie dans ces moments-là d'être tranquillement installée chez moi. On m'aurait depuis longtemps lapidée semble-t-il.
mercredi 25 mai 2011
"masterisation" et valorisation, paroles paroles...
http://orientation.blog.lemonde.fr/2011/05/25/moi-prof-non-merci/#comment-2351
Un rappel de l'argument de NS pour la masterisation et la fameuse revalorisation qui devait s'ensuivre. Je ne perdrai pas mon temps à retrouver le discours dans lequel il insistait sur cette "conséquence" présentée comme incontournable.
Qui est assez naïf pour imaginer que la rémunération n'a rien à voir, dans la société actuelle, avec la considération. Dans quel mépris sont tenus les "petits profs" sans signes extérieurs de richesse.
Un rappel de l'argument de NS pour la masterisation et la fameuse revalorisation qui devait s'ensuivre. Je ne perdrai pas mon temps à retrouver le discours dans lequel il insistait sur cette "conséquence" présentée comme incontournable.
Qui est assez naïf pour imaginer que la rémunération n'a rien à voir, dans la société actuelle, avec la considération. Dans quel mépris sont tenus les "petits profs" sans signes extérieurs de richesse.
Opportunismes
C'est la saison, l'"affaire" a décidément donné le coup d'envoi, à un an des élections, des causes de chauffards en puissance à celles des vampires de la sécu.
http://www.lemonde.fr/societe/reactions/2011/05/25/les-syndicats-de-medecins-generalistes-veulent-passer-la-consultation-a-25-euros_1527243_3224.html
http://www.lemonde.fr/societe/reactions/2011/05/25/les-syndicats-de-medecins-generalistes-veulent-passer-la-consultation-a-25-euros_1527243_3224.html
Les charognards accourent...
Ils sont de tous les bords, gauche, droite, extrême droite, centres, ecolos et verts, de tous les pays, émergents ou pas, et ils accourent, loin devant les starting blocks. La nature a horreur du vide, ceux laissés par DSK au FMI et aux primaires socialistes aiguisent bien des appétits. A qui le crime profitera-t-il ? Le crime profitera-t-il à quiconque ?
"mal orientés ou mal préparés" ?
http://orientation.blog.lemonde.fr/2011/05/25/apres-le-bac-qui-reussit-et-ou/#comment-2271
Je ne répèterai jamais assez qu'aucune orientation n'est le remède-miracle à une mauvaise préparation, quand ce n'est pas une absence de préparation. Le laxisme, et surtout la loi du "il n'est pas motivé, il n'aime pas cette matière, les profs ne le motivent pas", ont fait les ravages que l'on voit.
Au lycée quand un élève ne réussit pas c'est la faute de ses professeurs. En première année de faculté l'élève devenu étudiant est tout étonné qu'on l'ait laissé ne pas venir en cours, et surtout que ses absences soient traduites par un échec sans appel. Mais comptons sur nos ministres pour "adapter" l'université à ce phénomène..
Ce ne serait pas si grave si, d'ores et déjà, l'on n'était en mesure d'observer des différences énormes de niveaux, en prépa, entre des étudiants ayant tous obtenu la "même" mention très bien.
Qu'est-ce que cela signifie ? Seuls les étudiants des prépas le savent réellement : à quelques exceptions près on maintient la plupart des meilleurs élèves du lycée à un niveau bien inférieur à celui qu'ils pouvaient atteindre, parce que l'ensemble de la classe ne pourrait pas suivre, et parce qu'on n'a pas le droit de faire de classes de niveaux, pour des raisons idéologiques.
Seuls les établissements qui parviennent habilement à contourner certaines règles, fournissent un enseignement de qualité à tous (car en effet l'élève moyen se sent totalement diminué lorsqu'il peine à suivre ou se retrouve toujours en fin de tête), et les parents avisés le savent. Les ministres aussi.
Je ne répèterai jamais assez qu'aucune orientation n'est le remède-miracle à une mauvaise préparation, quand ce n'est pas une absence de préparation. Le laxisme, et surtout la loi du "il n'est pas motivé, il n'aime pas cette matière, les profs ne le motivent pas", ont fait les ravages que l'on voit.
Au lycée quand un élève ne réussit pas c'est la faute de ses professeurs. En première année de faculté l'élève devenu étudiant est tout étonné qu'on l'ait laissé ne pas venir en cours, et surtout que ses absences soient traduites par un échec sans appel. Mais comptons sur nos ministres pour "adapter" l'université à ce phénomène..
Ce ne serait pas si grave si, d'ores et déjà, l'on n'était en mesure d'observer des différences énormes de niveaux, en prépa, entre des étudiants ayant tous obtenu la "même" mention très bien.
Qu'est-ce que cela signifie ? Seuls les étudiants des prépas le savent réellement : à quelques exceptions près on maintient la plupart des meilleurs élèves du lycée à un niveau bien inférieur à celui qu'ils pouvaient atteindre, parce que l'ensemble de la classe ne pourrait pas suivre, et parce qu'on n'a pas le droit de faire de classes de niveaux, pour des raisons idéologiques.
Seuls les établissements qui parviennent habilement à contourner certaines règles, fournissent un enseignement de qualité à tous (car en effet l'élève moyen se sent totalement diminué lorsqu'il peine à suivre ou se retrouve toujours en fin de tête), et les parents avisés le savent. Les ministres aussi.
mardi 24 mai 2011
Rigueur, vous avez dit rigueur ?
http://lemonde-educ.blog.lemonde.fr/2011/05/24/scandale-a-l%e2%80%99agregation-d%e2%80%99histoire-le-document-medieval-datait-de-1964/#comment-2248
Qui s’étonnera dorénavant du mépris et de la désuétude dans lesquels sont tombées les sciences humaines ?
Cela dit, en parlant de rigueur professionnelle, on oublie trop souvent que la rigueur budgétaire dans l’Education Nationale ne se traduit pas seulement en suppressions de postes de professeurs, mais également en suppressions massives de postes dans les administrations chargées de l’organisation et de la « logistique » des examens et concours.
Alors, qui fait le job que le fonctionnaire sur 3 non remplacé faisait autrefois ? ceux qui sont là, profs et secrétaires, ont à veiller à tous les détails dans des délais intenables, et n’en perçoivent pas plus, contrairement à ce que certains naïfs imaginent, d’indemnité supplémentaire mirobolante.
Cela ne réduit en rien la faute commise, car c’est une faute énorme et inouïe qu’on n’aurait jamais pardonnée à un débutant.
Mais c’est une faute d’autant plus symptômatique qu’elle est in-croy-able.
Cela dit, en parlant de rigueur professionnelle, on oublie trop souvent que la rigueur budgétaire dans l’Education Nationale ne se traduit pas seulement en suppressions de postes de professeurs, mais également en suppressions massives de postes dans les administrations chargées de l’organisation et de la « logistique » des examens et concours.
Alors, qui fait le job que le fonctionnaire sur 3 non remplacé faisait autrefois ? ceux qui sont là, profs et secrétaires, ont à veiller à tous les détails dans des délais intenables, et n’en perçoivent pas plus, contrairement à ce que certains naïfs imaginent, d’indemnité supplémentaire mirobolante.
Cela ne réduit en rien la faute commise, car c’est une faute énorme et inouïe qu’on n’aurait jamais pardonnée à un débutant.
Mais c’est une faute d’autant plus symptômatique qu’elle est in-croy-able.
Quoi de pire ?
http://lemonde-educ.blog.lemonde.fr/2011/05/20/rififi-chez-les-syndicats-de-leducation/#comments
Quand les conditions de travail des enseignants seront tellement dégradées qu’il faudra faire appel à des personnes surendettées ou déclassées pour enseigner à vos enfants, peut-être réaliserez-vous qu’il était déjà trop tard pour réhabiliter et revaloriser une profession qui ne joue plus que le rôle de bouc émissaire de la nation.
Et cela, l’article le souligne, grâce à des syndicats « qui n’ont pas réussi jusqu’à aujourd’hui à défendre les enseignants alors qu’ils étaient majoritaires”.
Justement, il semble depuis presque toujours qu’il soit honteux, dans ces syndicats et cette profession, de se battre pour autre chose que pour les élèves.
Réclamer un salaire décent, une réduction du temps de travail à l’image de celles dont les autres professions ont pu bénéficier depuis 1981, une réduction des charges hors temps de travail (jurys, formation, encadrement de stagiaires, examens, concours, réunions et conseils divers) qui pèsent ou bien une rémunération (voire tout simplement le remboursement de frais de transport et d’hôtel) mieux appropriée, sont des sujets tabous.
Il faudrait avoir honte d’exercer une profession qui requiert des temps de réflexion, des lectures, des recherches documentaires, une vie intellectuelle quoi, dans une société où tout se comptabilise.
Que ça bouge dans les syndicats, tant mieux, car cela ne peut absolument pas être pire.
Quand les conditions de travail des enseignants seront tellement dégradées qu’il faudra faire appel à des personnes surendettées ou déclassées pour enseigner à vos enfants, peut-être réaliserez-vous qu’il était déjà trop tard pour réhabiliter et revaloriser une profession qui ne joue plus que le rôle de bouc émissaire de la nation.
Et cela, l’article le souligne, grâce à des syndicats « qui n’ont pas réussi jusqu’à aujourd’hui à défendre les enseignants alors qu’ils étaient majoritaires”.
Justement, il semble depuis presque toujours qu’il soit honteux, dans ces syndicats et cette profession, de se battre pour autre chose que pour les élèves.
Réclamer un salaire décent, une réduction du temps de travail à l’image de celles dont les autres professions ont pu bénéficier depuis 1981, une réduction des charges hors temps de travail (jurys, formation, encadrement de stagiaires, examens, concours, réunions et conseils divers) qui pèsent ou bien une rémunération (voire tout simplement le remboursement de frais de transport et d’hôtel) mieux appropriée, sont des sujets tabous.
Il faudrait avoir honte d’exercer une profession qui requiert des temps de réflexion, des lectures, des recherches documentaires, une vie intellectuelle quoi, dans une société où tout se comptabilise.
Que ça bouge dans les syndicats, tant mieux, car cela ne peut absolument pas être pire.
Qui prétend que la presse française étouffait les travers avérés de DSK ?
http://vidberg.blog.lemonde.fr/2008/10/24/lhomme-qui-tombe-a-pic/
Certes, ce n'était pas encore Icare. Mais c'est déjà celui qui tombe... à pic.
Certes, ce n'était pas encore Icare. Mais c'est déjà celui qui tombe... à pic.
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Même si certains commentaires y apportent encore des précisions non négligeables, et n’étant pas du tout au fait des questions financières, voici l’effet « moral » que font simultanément :
- la jubilation de NS au G-8 sans DSK avec une Carla Bruni lavée de toute réputation sulfureuse par sa grossesse,
ET
- le soutien appuyé de la candidature de Madame Lagarde, pour qui j’avais eu jusqu’ici plus d’estime.
Des charognards auraient peut-être pris quelques précautions d’usage.